Une attaque à peine voilée contre l’industrie des campagnes de financement

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Dans sa chronique du 4 février dernier (cliquez ici pour lire la chronique ), M. Patrick Duquette exprime son exaspération vis-à-vis des différents aspects des campagnes de financement scolaires. Le sujet lui semble cher, il n’en est pas à sa première sortie.

Tout d’abord, nous tenons à souligner que M. Duquette a pris le temps de nous appeler chez Humeur campagnes de financement afin de prendre quelques informations sur son sujet. Nous avons eu une conversation amicale avec lui durant laquelle nous lui avons exprimé des points de vue différents des siens qui malheureusement ne sont pas évoqués dans sa chronique. Et ce, à un tel point que la réalité est dangereusement altérée, sinon manipulée. Donc, en tout respect de son opinion, voici la nôtre.

Les campagnes de financement  ne doivent pas financer du matériel scolaire

Ce n’est pas le rôle d’une entreprise comme Humeur de s’immiscer dans la décision de l’utilisation des fonds générés par les campagnes de financement. Cet argent appartient aux écoles et c’est à leur direction de prendre des décisions conformes à leurs politiques. M. Duquette n’associe d’ailleurs pas notre entreprise à la situation décrite dans sa chronique.

Il nous importe tout de même de témoigner que l’ensemble des campagnes de financement de nos clients sert essentiellement à permettre d’agrémenter le quotidien des élèves du Québec dans leurs écoles par l’ajout bénéfique d’activités parascolaires éducatives et culturelles ou la mise en place d’autres voyages ou de projets du genre. Et cela est non seulement permis par la loi, mais à notre point de vue nécessaire à une expérience scolaire à valeur ajoutée. Ces activités sont source de tellement de motivation pour nos jeunes.

Il nous semble donc déplacé de prendre un cas isolé et de le mettre sous les projecteurs sans retenue. La campagne visée servant déjà essentiellement aux activités parascolaires, une simple demande de correction de la communication auprès de la direction de l’école aurait amplement suffi. Mais non, il faut traîner le tout sur la place publique au risque d’éclabousser toute une industrie qui s’investit passionnément à aider les écoles dans leur désir d’offrir une meilleure expérience scolaire à nos jeunes.

Le manque de transparence des écoles dans les campagnes de financement

Là où nous trouvons que M. Duquette dépasse vraiment les bornes, c’est lorsqu’il profite du courant d’insatisfaction quant à l’austérité pour suggérer de manière à peine voilée que les écoles en sont réduites à ouvrir la porte au privé pour survivre, et ce, sans transparence.

Le privé n’est pas un démon. Plusieurs fournisseurs offrent des biens et des services à nos écoles et s’investissent sans cesse à améliorer leur offre pour le plus grand bénéfice de leurs clients. Mais d’où vient l’idée que c’est mal et que c’est un “enjeu caché” ? Cela fait des décennies que les campagnes de financement existent et permettent un “plus” dans nos écoles. Nul besoin de l’austérité pour avoir le goût d’offrir de belles expériences parascolaires à nos enfants. C’est depuis toujours au grand jour !

Est-ce que de ne pas mentionner l’évidence est de cacher quelque chose ? M. Duquette écrit : “ Sauf que nulle part dans sa lettre, l’école n’informe les parents que seulement une fraction de la vente de chocolat, soit entre 44 et 60 %, reviendra à l’école. Le reste couvrira les coûts du contrat avec l’entreprise privée”. Est-ce qu’un seul parent peut s’imaginer que le chocolat vendu est gratuit et tombe du ciel ? Pourquoi ne mentionne-t-il pas non plus que le logo de notre entreprise est en haut de la lettre et qu’il est ainsi évident que l’école a confié à une entreprise le mandat de la campagne de financement ?  M. Duquette est chroniqueur, il n’est pas obligé de mentionner tous les faits qu’il connaît, mais il nous semble que lorsqu’on attaque la transparence, c’est un exercice auquel on devrait se soumettre.

Dans la même ligne de pensée, M. Duquette se fait défenseur d’un remplacement des campagnes de financement  traditionnelles par un simple don des parents. Là encore, il ne mentionne pas que cette suggestion est faite dans la lettre de l’école Odyssée comme dans l’ensemble des lettres de nos clients. M. Duquette, il vous faut savoir que seulement une minorité de parents choisissent cette façon de faire. Est-ce parce que plusieurs d’entre eux voient dans les campagnes de financement une belle occasion d’enseigner à leurs enfants que tout n’est pas gratuit ? Ou encore qu’il est sain de s’impliquer économiquement pour faire naître un projet ?

On rétorquera que plusieurs parents vendent eux-mêmes les chocolats. Pourquoi pas, s’ils le décident ainsi. Il fut un temps où la communauté se rassemblait plus souvent pour s’entraider. Pourquoi ne pas y voir ce même encouragement dans le geste d’achat d’une tablette de chocolat ?

Nous respectons votre opinion M. Duquette, mais si c’était tellement plus simple de juste vivre de dons, ça fait longtemps que nos écoles auraient éliminé les campagnes de financement. Il faut croire que certaines y voient quelque chose d’amusant et de communautaire, quelque chose de stimulant pour leur milieu. Et qu’il est possible de voir les choses positivement en espérant  transmettre de belles valeurs de responsabilisation à nos jeunes lorsqu’ils s’impliquent dans l’organisation de leurs campagnes de financement.

Guy Emond

Président

Humeur




 

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